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Mon parcours vers Saint Jacques de compostelle
Par Magalie , habitante de Villers Guislain

Après plusieurs mois de marche sur les sentiers autour de mon village, j'ai décidé en 2021 de marcher vers Compostelle.

Une idée comme une autre, un chemin comme un autre. Juste une envie de solitude, du moins c'est ce que je croyais.

Je choisis la voie de Tours, la moins fréquentée.

Je choisis d'abord la tente pour être tranquille mais très vite j'opte pour les nuits en halte jacquaire, besoin d'échanger le soir.... tiens donc ! Qui a dit que ce chemin était magique ?

Mon premier tronçon Orléans Tours m'a profondément changé. Dés les premiers jours j'y découvre un monde d'entraide, d'écoute, de partage et de bienveillance. 

Dans chaque village, ou presque, je m'assoie un peu dans l'église. Ce qui était d'abord un moment de repos devient très vite un moment de paix, un moment d'échange. Oui, il se passe quelque chose. Quelque chose dans ma tête. Quelque chose dans ma foi.

Le moment le plus fort de mon chemin a été sans aucun doute mon passage par le presbytère d'Amboise.

Je m'y arrête un soir pour faire tamponner ma Crédential et c'est le père en personne qui me reçoit.

Il me fait m'asseoir et me demande, sans savoir si je suis une randonneuse ou une pélerine, pourquoi le chemin ?

Il m'écoute. Sa réponse a été une révélation. Une phrase toute simple. Pour lui. Pour vous. Mais une phrase qui me suit depuis. Je pense que la foi est descendue sur moi à ce moment très précis. J'en suis même certaine. Depuis je poursuis mon chemin, le dernier tronçon se fera en avril 2027 si tout va bien. Les derniers kilomètres qui m'amèneront jusqu'au pied de le cathédrale de Santiago.

Ce que le chemin m'a apporté en une phrase : Ce que les autres me donnent me nourrit. Ce que je donne aux autres me remplit.

 

Magalie de Villers Guislain .

Article publié par nicolas marcheux • Publié le Lundi 03 août 2026 • 66 visites

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